Mémoire de livres

09 décembre 2018

LA DISPARITION DE JOSEPH MENGELE - Olivier GUEZ

  

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Titre : LA DISPARITION DE JOSEPH MENGELE

Auteur : Olivier GUEZ

Edition : Grasset

Date de parution : 16 Août 2017

Nombre de pages : lu en e-book

Joseph Mengele fut un des pires criminels nazis. Médecin à Auschwitz, c'est lui qui "triait " les déportés à leur arrivée au camp : d'un côté ceux qui étaient envoyés immédiatement aux chambres à gaz, de l'autre ceux qui pouvaient être utiles soit en travaillant, soit en lui servant de cobaye pour ses expériences sur l'amélioration de la race. Pour les atrocités qu'il a commises, il avait été surnommé "L'Ange de la Mort". Après s'être caché dans une ferme en Bavière, avec la complicité des réseaux nazis et de sa famille, il fuit en Argentine en 1949, puis au Paraguay et enfin au Brésil. Mais la traque se resserre : les chasseurs de nazis, le Mossad sont à ses trousses. A partir des années 60, Mengele survit plus qu'il ne vit : se méfiant de tout le monde, mais ne pouvant vivre seul, il vieillit mal, devient acariâtre, rabâche ses convictions sur la "grande Allemagne", Hitler et les nazis. Il ne regrettera jamais rien de ce qu'il a fait, mais il sera inexorablement rattrapé par son passé.

Ce livre est à la fois un roman et une enquête. En s'appuyant sur une documentation très fournie, Olivier Guez essaye de reconstituer le plus fidèlement possible cette fuite qui a duré une trentaine d'années. Car, à part les grandes lignes, rien ne prouve que cela se soit passé exactement comme cela. Avec une écriture presque journalistique, il évoque la période de l'après nazisme, le sort de ces criminels de guerre qui ont réussi à passer à travers les mailles du filet, la complicité des gouvernements d'Amérique du Sud et le changement de cap de l'Allemagne. Un récit instructif et passionnant. J'ai beaucoup aimé.

Ma Note plaisir : 9/10

 

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05 décembre 2018

BILAN DE NOVEMBRE 2018

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La-grande-arche

 

Encore un joli mois de lecture avec sept livres. Un coup de coeur, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps et pas de grosses déceptions.

COUP DE COEUR :     Corruption de Don WINSLOW

J'ai beaucoup aimé : 600 Heures dans la vie d'Edward STANTON

J'ai aimé :                Entre ciel et terre de J.K STEFANSSON

                               La Grande Arche de Laurence COSSE

                               Les Démons de Barton House de Minette WALTERS

J'ai moins aimé :      Des Fauves et des Hommes de P. GRAHAM

Je n'ai pas du tout aimé : Disparue de Darcey BELL

 

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01 décembre 2018

En quelques mots : Mes lectures de Novembre 2018

Entre ciel et terre - Jon Kalman STEFANSSON

Le récit se déroule en Islande au 19ème siècle. Dans ce pays la plupart de l'année recouvert de glace et de neige, la vie est rude. Dans la première partie, Baldour et son ami "le gamin" sont tous deux amateurs de poésie se plongent tour à tour avec délice dans "Le Paradis perdus" de Milton. Mais il faut bien gagner sa vie et quand le printemps revient et que les eaux du fjord sont débarrassées de leur glace, ils vont s'embarquer pour une campagne de pêche à la morue. Plongé dans les vers de son livre préféré, Barour oublie sa vareuse dans le baraquement qui leur sert de foyer, le temps qui paraissait calme se gâte, la tempête survient accompagnée de neige et de pluie. Barour se retrouve vite trempé, gelé. Ses compagnons ne peuvent pas l'aider, s'empressent de ramener la barque à terre, mais il est trop tard pour Barour....Dans la seconde partie, "le gamin" retourne au Village, choqué par la mort de son ami. Il en décrit les habitants et surtout s'interroge sur son avenir, sur la vie en général......

Un récit dur, âpre mais d'une grande poésie, avec de magnifiques descriptions de paysages. A sa lecture, on se rend compte qu'on est peu de chose face à la rigueur de la nature. Pour moi cela n'a pas été une lecture très facile.

Les démons de Barton House - Minette Walters

Connie Burns, correspondante de guerre sur le terrain durant la guerre d'Irak est enlevée et séquestrée pendant trois jours. Elle connaît son ravisseur mais refuse de donner son identité ainsi que les détails de sa détention. C'est un mercenaire britannique qu'elle soupçonne d'avoir commis des crimes sexuels dans d'autres pays en guerre et qu'elle s'apprêtait à dénoncer. Après sa libération, elle retourne en Angleterre, et terrifiée à l'idée que le psychopathe puisse la retrouver, elle se réfugie dans un petit village isolé près duquel elle a loué une vieille maison. Elle va faire la connaissance de Jess, une femme étrange qui exploite une ferme à proximité, et découvrir que la maison qu'elle habite abrite de lourds secrets de famille. Les deux histoires - celle de Connie et celle de la famille Wright propriétaire de la maison - se rejoignent après un long suspens. On se retrouve dans la tête de Connie et on vit avec elle sa descente aux enfers, ses angoisses, sa lutte pour survivre et on sait qu'elle devra à un moment ou a un autre affronter son tortionnaire. Un thriller très bien écrit, plein de rebondissements, au rythme soutenu.

La grande arche - Laurence COSSE

 En 1983, Johan Otto von Spreckelsen gagne le concours international duquel devait sortir le projet de monument pour la Défense. Cet architecte danois indépendant est un parfait inconnu qui, non seulement, n'appartient pas à un grand cabinet, mais n'a même pas le sien. Sur son CV, la construction de sa maison, de quatre églises au Danemark, un point c'est tout...Ce récit est non seulement l'histoire de l'Arche mais aussi celle de cet homme, un idéaliste, un rêveur plutôt qu'un technicien qui va se donner corps et âme à ce projet pour finir incompris et profondément déçu de voir son oeuvre modifiée pour des raisons techniques qu'il n'a pas envisagées. La construction de l'Arche s'étendra sur six années qui verront plusieurs gouvernements se succéder. L'auteure réussit ici à nous faire pénétrer dans le monde des bâtisseurs et des architectes et nous livre un récit très documenté qui se lit comme un roman et nous rend compréhensibles à la fois les aspects architecturaux et politiques de cette époque.

Disparue : Darcey BELL

Un titre alléchant, une couverture bien noire, une 4ème de couverture promettant un thriller efficace, c'est ce qui m'a attirée dans ce livre. Et pourtant, le résultat a été très décevant. Dans ce récit, trois voix, trois personnages. Tout d'abord Stéphanie qui tient un blog de maman, une femme tellement nunuche et naïve qu'on n'y croit pas une seconde. Emily, tout son contraire qui travaille dans le milieu de la mode, névrosée, manipulatrice prête à tout pour arriver à ses fins. Et enfin Sean le mari d'Emily, tellement terne qu'il en est transparent et incapable de se rendre compte qu'il vit avec un monstre. Emily va disparaître, mais on sait tout de suite que c'est un coup monté avec Sean pour récupérer l'importante somme de leur assurance vie. Cependant la police retrouve son corps dans un lac, c'est elle, les analyses ADN sont formelles........Que s'est il passé ? Auraient ils raté leur coup ?

Un récit invraisemblable, des personnages caricaturaux, tous plus agaçants et antipathiques les uns que les autres. A part Emily, dont le caractère est particulièrement outré, tous les autres personnages sont présentés comme des idiots et particulièrement les assureurs et la police. C'est dommage parceque même si le sujet a déjà été exploité maintes fois, il y avait moyen de faire quelquechose avec l'intrigue et l'auteur montre qu'elle serait capable de distiller le suspens si le scénario était crédible.

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28 novembre 2018

CORRUPTION - Don WINSLOW

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Titre : CORRUPTION

Auteur : Don WINSLOW

Traduction : Jean ESCH (Etats Unis)

Edition : HARPER COLLINS

Date de parution : Novembre 2018

Nombre de pages : 581 pages

Le sergent Denny Malone est le patron de la Manhattan North Special Task Force, une unité d'élite créée pour éradiquer la violence et réduire la criminalité dans le quartier. "Empêcher la jungle de repousser"  : voilà la mission de son équipe. Il est respecté de tous, que ce soit de ses collègues de la police, des parrains de la Mafia, des trafiquants de drogue, des petits escrocs, des habitants du quartier qui lui sont reconnaissants de faire régner la paix : il est surtout respecté parcequ'il est craint. Malone est devenu peu à peu le roi de Manhattan, c'est lui le patron, c'est lui qui mène le jeu, et tant pis s'il ne respecte pas toujours les règles et même pire, s'il lui arrive souvent de piper les dés. Dans cette jungle urbaine, il lui faut employer les mêmes outils que les prédateurs. Sous ses aspects de chevalier blanc, Malone est un flic ripoux. Il a franchi la ligne peu à peu : au début ce sont des petits cadeaux : un café, quelques sandwiches octroyés par des commerçants que cela arrange que la police ferme les yeux sur leurs petits à côté ; de l'argent, des objets dérobés sur des scènes de cambriolage ou de crime, et puis de l'héroïne, de plus en plus d'héroïne, que lui et ses deux collègues revendent, histoire d'assurer leur retraite au soleil et les études de leurs enfants. Jusqu'au jour ou le FBI lui met la main dessus pour le forcer à dénoncer la corruption dans laquelle il baigne, lui et ses équipiers qu'il considère comme ses frères.

Comme dans un reportage, au cours de ces presque six cents pages, Don Winslow nous entraine dans les rues de Manhattan à la suite de Denny Malone et nous révèle un système corrompu de la base aux sommet. Malone est loin d'être un salaud, c'est un homme qui ne voulait qu'une chose : être un bon flic, mais le flic s'est fait rattraper par le système, jusqu'à l'irrémédiable. Avec lui, on est au coeur des trafics, des combines. Le style de l'auteur est incisif, presque chirurgical, les personnages semblent tout droit sortis d'un film, et comment ne pas éprouver de l'empathie pour cet homme passionné qu'est Denny Malone !

Un thriller addictif, passionnant....Je remercie Babelio et les Editions Harper Collins de me l'avoir fait découvrir.

Ma note plaisir 10/10

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08 novembre 2018

DES FAUVES ET DES HOMMES - Patrick GRAHAM

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Titre : Des Fauves et des Hommes

Auteur : Patrick GRAHAM

Edition : France Loisirs

Date de parution : 2013 (2012)

Nombre de pages : 666 pages

Nous sommes en 1931, l'Amérique toute entière et plus particulièrement le sud est mise à mal par la grande Dépression qui sévi déjà depuis plusieurs années. Comme si cela ne suffisait pas, des tempêtes de poussières se sont abattues, desséchant les terres sur lesquelles rien ne peut plus pousser. Des gens, ruinés, se suicident, d'autres meurent de faim dans la rue, ou quand ils le peuvent encore s'enfuient emmenant avec eux ce qu'ils ont pu sauver ; des flots ininterrompus de malheureux se déversent sur les routes. La Mafia et tout ce que le pays compte de politiques, de banquiers et de policiers corrompus en profite pour faire régner leur loi et saisir les terres des fermiers pour se les approprier.

Patrick Graham met en scène le destin de deux victimes de cette grande crise : deux personnages qui ont tout perdu. Après sa démobilisation, Sid l'ex Marine noir retrouve sa femme et ses deux enfants morts de faim et ses terres saisies par la Banque. Carson, une adolescente blanche, fille d'un planteur aisé voit toute sa famille et ses amis massacrés sous ses yeux. L'un protégeant l'autre, il vont s'enfuir sur les routes, en essayant de sauver leurs vies et la précieuse sacoche que Sid a volée à un banquier de la Mafia.

Ce roman est un véritable road movie, un récit d'une grande dureté qui décrit avec force cette période sombre de l'Histoire des Etats Unis. Le style de Patrick Graham est agréable, il y a du suspense, pas de temps morts, il se passe toujours quelque chose. Et c'est justement cet aspect du roman qui m'a déplu ; dès le premier tiers, j'ai ressenti une impression de "too much" : trop d'événements, trop de morts, Sid et Carson s'en sortent toujours facilement, et à force l'histoire devient peu crédible. Si ce roman fait inévitablement penser à ceux de Steinbeck ou de Faulkner, il lui manque un peu de sobriété pour que je l'apprécie. Il n'en reste pas moins qu'il est très bien documenté et que j'ai appris pas mal de choses sur cette période de l'Histoire.

Ma note plaisir : 6/10

 

 

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07 novembre 2018

En quelques mots : Mes lectures d'Octobre 2018

Cet article regroupe mes avis sur les lectures d'Octobre qui n'ont pas fait l'objet d'une chronique.

BLACK COFFE : Sophie LOUBIERE

En Juillet 1966 à Narcissa, pette bourgade de l'Oklahoma, toute une famille est décimée par un mystérieux assassin. Seuls Desmond, un petit garçon de huit ans et sa mère survivent. Le père, voyageur de commerce était absent ce jour là.
Eté 2011 Lola et Pierre partent en vacances avec leurs enfants Annette et Gaston. Ils vont réaliser un de leurs rêves : remonter la mythique route 66, de Chicago à L.A. Mais ces vacances sont brutalement interrompues quand Pierre disparait dans la laverie d'un motel. Quelques années plus tard Lola va repartir sur les lieux à la recherche de son mari. Et sa route va croiser celle de Desmond.......Ils vont enquêter ensemble sur le massacre de la famille de Desmond et la disparition de Pierre à partir d'un indice commun : les deux événements se sont déroulés sur la route 66. Pourtant grande amatrice de thrillers et de romans policiers, je ne connaissais pas du tout cette auteure. Et ce roman a été une belle découverte : une enquête bien ficelée, des personnages bien détaillés, et un voyage passionnant sur la route 66. Black Coffee est un roman policier original et puissant, avec une vraie enquête, passionnant mais jamais glauque.

DIEU N'HABITE PAS LA HAVANE : Yasmina KHADRA

A la Havane, Don Fuego, un chanteur de charme à succès se trouve complètement désoeuvré lorsque le Buena Vista Café dans lequel il se produit est vendu à un américain. Durant toute sa vie il s'est consacré à son art, négligeant femme et enfants. A plus de 50 ans, divorcé, il vit chez sa soeur qui héberge aussi une douzaine d'autres membres de la famille. N'ayant plus de travail, il erre dans les rues de la ville. C'est au cours de ses inombrables errances qu'il rencontre Mayensi une jeune fille, très belle mais aussi très mystérieuse dont il va tomber éperdument amoureux. Cette rencontre va faire basculer sa vie. Dieu n'habite pas La Havane est un récit bien documenté - on en apprend beaucoup sur la période durant laquelle Cuba était encore gouverné par Fidel Castro. A la fois roman policier, politique, romance, avec une histoire trop cousue de fil blanc, ce récit ne m'a pas convaincue malgré le style de l'auteur toujours aussi agréable et le personnage de Don Fuego très attachant.

PREMIERES NEIGES SUR PONDICHERY : Hubert HADDAD

Un vieux musicien juif , Hochéa Meintzel quitte Jérusalem avec l'intention de ne jamais plus y revenir. Il a perdu sa femme dans un attentat à la bombe, lui et sa fille ont survécu à un autre ; il ne reconnait plus son pays, il ne s'y sent plus chez lui. Il se rend en Inde à l'occasion d'une invitation à un festival de musique, avec l'intention de ne jamais plus revenir en Israël. Il va ensuite aller de lieu en lieu un peu au hasard, guidé par la jeune indienne qui lui sert d'interprète, et un beau jour trouver refuge dans une mosquée où il entendra l'histoire des juifs qui se sont installés en Inde. A la lecture de ce roman, au fil de la plume magnifique de l'auteur, on se laisse porter par les images, les sons, les odeurs. C'est un véritable voyage : physique d'abord dans le sud de l'Inde, mais aussi à travers les souvenirs d'Hochéa, de l'histoire des juifs indiens, et des légendes qu'ils se racontent entre eux. Une lecture à savourer, la plume d'Hubert Haddad est magique.

CE QU'IL ADVINT DU SAUVAGE BLANC : François GARDE.

  Pour ce roman qui a obtenu le prix Goncourt du premier roman en 2012, François Garde s'est inspiré d'une histoire vraie : celle de Narcisse Pelletier, un matelot de 14 ans, abandonné  sur une côte australienne après le naufrage du bateau sur lequel il était embarqué. Il sera recueilli par une tribu d'aborigènes avec qui il vivra pendant dix sept ans avant d'être retrouvé et ramené contre son gré en France. Dans son récit, l'auteur a conservé le nom du naufragé, son lieu de naissance, et les circonstances de son abandon et de sa récupération, mais apparemment tout le reste relève du roman, surtout sa vie chez les aborigènes. L'homme a tout oublié de son passé en France et refuse de raconter ce qu'il a vécu durant ses dix sept années en Australie. "Parler c'est mourir dit-il" et on comprend qu'après avoir du oublier sa vie d'avant pour pouvoir mieux s'intégrer dans celle de la tribu, c'en est beaucoup trop pour lui de tirer un trait sur ces dix sept années pour pouvoir se réadapter à une nouvelle vie en France. C'est trop difficile pour lui d'évoquer ces souvenirs. Bientôt le jeune explorateur qui a recueilli Narcisse et l'a ramené en France va se poser des questions. Aurait-on du le laisser dans la tribu qu'il l'avait recueilli ? Quel est son avenir en France où sa famille l'a oublié, dont il ne connait plus les usages et où il est considéré comme un "sauvage" sans intelligence, une sorte d'idiot ?

En conclusion, j’ai particulièrement apprécié ce roman qui peut se lire comme un roman d'aventures. De plus de nombreuses parts de mystère sont préservées : à part quelques épisodes de la vie de Narcisse en Australie on n'en connaitra jamais l'intégralité. On ne saura jamais non plus ce qu'il est devenu. On se pose aussi beaucoup de questions sur ce qu'est la "civilisation" 

DARLING LILLY : M. CONNELLY

Henry Pierce emménage dans un nouvel appartement suite à sa séparation d'avec sa compagne. A peine installé, quelle n'est pas sa surprise de recevoir de nombreux appels téléphoniques destinés à une personne nommée Lilly. Agacé il pose des questions et apprend bientôt que Lilly est inscrite sur un site internet de prostitution : L.A Darlings, et que le numéro de téléphone figurant sur la fiche de la jeune femme est bien le sien. Henri Pierce est chimiste, responsable d'un laboratoire de recherches dans le domaine de l'informatique moléculaire, et sur le point de déposer un brevet qui lui permettra d'empocher de quoi assurer ses travaux pendant plusieurs années. Malgré son emploi du temps très chargé, il ne va pas pouvoir s'empêcher de se lancer sur la piste de la mystérieuse Lilly.
Ce roman policier ne met pas en scène un inspecteur de police ou un détective, mais un simple quidam. En essayant de comprendre pourquoi son numéro de téléphone est le même que celui de Lilly, Henry Pierce va se mettre dans de beaux draps et frôler la catastrophe. L'histoire est bien construite, le personnage d'Heny Pierce bien campé et très crédible ainsi que les personnages secondaires ; la présence de son ex compagne Nicole ajoute une petite touche de romantisme à cette histoire bien noire. Le seul aspect qui ne m'a pas plu, ce sont les longues explications sur la chimie moléculaire auxquelles je n'ai absolument rien compris. Mais à part cela Darling Lilly est un très bon polar américain dans la lignée de Raymond Chandler. J'ai passé un très bon moment de lecture.

LES AILES DE L'ANGE : J. WINGFIELD

Samuel Lake, pasteur méthodiste n'a plus d'église où précher. Plus d'église, cela veut dire ni travail ni logement. Il se voit donc obligé de s'installer - provisoirement espère t-il - dans la ferme de Calla Moses, la mère de sa femme Willadee, avec leurs trois enfants. Si Samuel se sent désoeuvré et incapable d'assumer sa famille, les enfants eux s'en donnent à coeur joie : ils ont tout l'espace qu'ils veulent pour jouer aux cows-boys et aux indiens. Quelques temps après leur arrivée, ils s'aperçoivent qu'un petit garçon se faufile la nuit chez eux pour dérober de la nourriture et quelques fois dormir dans la grange. C'est Blade, le fils aîné de Ras Ballenger, un voisin cruel et brutal surnommé "le fils du démon". Il va vite se faire adopter par la famille de Calla qui le prend en pitié. Mais Ras Ballenger qui voit ainsi son souffre douleur préféré lui échapper n'a pas dit son dernier mot.
Je reste un peu mitigée concernant cette lecture. "Les ailes de l'ange" fait partie des livres où les gentils sont toujours gentils et les méchants toujours méchants, ce qui fait qu'il n'y a pas beaucoup de surprises et qu'on sait d'avance comment cela va se terminer. Cela mis à part, les personnages -surtout les enfants- sont très attachants et l'amitié et l'amour qui les lie attendrissants, les rebondissements nombreux. L'auteur a un véritable sens de l'humour et certaines réparties m'ont souvent fait sourire ou même rire.

UNE PETITE DOUCEUR MEURTRIERE : Nadine MONFILS

Un petit (par le nombre de pages) roman policier à prendre au deuxième degré. De nombreux personnages tous plus déjantés et improbables les uns que les autres, avec des noms impossibles  : entre autres il y a Walter Boulon le journaliste, le commissaire Krapaut, madame Rosa qui est le sosie tout craché de Carmen Cru, et même un rat prénommé Marcel. L'histoire aussi est complètement loufoque avec souvent des détails horribles. Je n'ai pas du tout accroché à ce récit ; je n'ai apprécié ni l'humour grinçant de l'auteur ni cette histoire grandguignolesque.

 

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600 HEURES DANS LA VIE EXTRAORDINAIRE D'EDWARD STANTON - Craig LANCASTER

 

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Titre : 600 Heures dans la vie extraordinaire d'Edward Stanton

Auteur : Craig LANCASTER

Traduction : Cédric DEGOTTEX (Etats-Unis)

Edition : Milady

Date de sortie : Août 2018

Nombre de pages : 409 pages

 

5 heures dans la vie ordinaire d'une lectrice !

Cinq heures, c'est à peu près le temps que j'ai mis pour lire ce roman feel good avec énormément de plaisir.

Dès le début Edward Stanton, 39 ans, atteint du syndrome d'Asperger, nous dévoile le pourquoi de ce récit. Sa vie a récemment changé et sa psy lui a recommandé de noter les événements qui  sont la cause de ce changement. Il évalue la durée de l'ensemble des événements à 25 jours, soit 600 heures. Il voit le Dr Buckley tous les mardis à 10 H : pas 9H58 ou 9H59, ni 10H02 ou 10H03, non il faut absolument qu'il rentre dans le cabinet de la psy à 10H pétantes, sinon toute sa journée est bouleversée. Car Edward souffre de T.O.C. Il se lève tous les jours à la même heure (cette fois-ci souvent à quelques minutes près), note l'heure précise de son lever et la compare à celles des autres jours ainsi que les données météorologiques. Le mardi il se rend donc chez le Dr Buckley pour son rendez-vous de 10H, puis il va faire ses courses en évitant tout contact avec la clientèle et le personnel. Il achète toujours les mêmes articles. Le soir à 22H il regarde tour à tour les 98 épisodes de Badge 714 - une série télévisée diffusée dans les années 70 -  et finalement se couche à minuit. Ah ! j'oubliais : tous les soirs il écrit une lettre de réclamation à la personne qui l'a contrarié dans la journée, mais sur les recommandations du Dr Buckley, il ne l'envoie pas. Car la dernière fois qu'il a posté un de ces courriers cela a eu des retombées catastrophiques sur son existence. Si Edward a réussi à organiser sa vie pour qu'elle soit le moins dérangée possible, il n'a pas pu prévoir que justement un événement va tout bouleverser et induire ce grand changement : une jeune femme et son petit garçon de neuf ans vont emménager en face de chez lui !

Le récit s'étend donc sur 25 jours, du Lundi 13 Octobre au Jeudi 6 Novembre, chaque chapitre décrivant le quotidien d'Edward. Il nous entraine dans le récit de sa petite vie où chaque jour doit ressembler au précédent sous peine de tsunami émotionnel. Mis à la porte de chez ses parents par son père, un homme politique richissime du Montana, à cause de sa différence, il a du s'organiser dans sa nouvelle maison, mais il arrive à bien se débrouiller et finalement, il se sent mieux seul. Il raconte, sans filtre, sa maladie, ses moments de bonheur, ses souffrances, ses rapports conflictuels avec son père. C'est un personnage très attachant, attendrissant même qu'on aurait presque envie de rencontrer en vrai. Le style de l'auteur, plein de tendresse et d'humour fait le reste : j'ai adoré ce livre : j'ai été émue, j'ai souri, j'ai ri et finalement regretté que le récit se termine si vite.

Un grand merci aux Editions Milady et à Rakuten qui dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire m’ont permis de découvrir ce livre.

. #600 heures dans la vie extraordinaire d'Edward Stanton / #Craig lancaster / #MRL18 / #Rakuten

 

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04 novembre 2018

BILAN D'OCTOBRE 2018

 

Ce mois d'octobre aura été un bon mois de lecture avec 9 livres lus. Un peu plus que d'habitude donc, sans doute parceque dans les 9, il y en a 2 assez courts.

Pas d'images ce mois-ci, Canalblog fait encore des siennes.

J'ai beaucoup aimé : Black Coffee de Sophie LOUBIERE

                                   Ce qu'il advint du sauvage blanc de F. GARDE

J'ai aimé :               La tristesse des femmes en mousseline de J.D BALTASSAT

                             Premières neignes sur Pondichéry de Hubert HADDAD

                              Darling Lilly de M. CONNOLLY

J'ai moins aimé :        Dieu n'habite pas La Havane de Y. KHADRA

                              Ne réveillez pas le diable qui dort de J. VERNON

                              Les ailes de l'ange de J. WINGFIELD

Je n'ai pas du tout aimé : Petites douceurs meurtrières de N. MONFILS

 

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16 octobre 2018

LA TRISTESSE DES FEMMES EN MOUSSELINE - J.D BALTASSAT

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Titre : LA TRISTESSE DES FEMMES EN MOUSSELINE

Auteur : J.D BALTASSAT

Edition : CALMANN LEVY

Parution : 16 Août 2018

Nombre de pages : 336 Pages

 Le récit commence en 1945 alors que la seconde guerre mondiale tire sur sa fin. Paul Valéry apprend de la bouche d'une amie l'existence des camps de concentration nazis et leurs horreurs, ce qui le laisse dans un état de stupeur. Il reprend alors ce qu'il était en train de faire avant cette annonce : la contemplation d'une aquarelle de Berthe Morisot et la lecture d'un petit carnet auquel elle confiait ses impressions de femme et d'artiste. Il convoque alors ses souvenirs de celle qu'il a connu alors qu'il n'avait que vingt trois ans - et elle plus du double- par l'entremise de Mallarmé. Ce jour là, elle refusera de répondre à une question du poète concernant sa peinture. Berthe Morisot est une femme secrète, peu diserte, presque sauvage. Elle et sa soeur possèdent un atelier dans lequel elles s'adonnent à la peinture, résistant aux convenances de l'époque, plus attirées par leurs pinceaux et leurs couleurs que par le mariage. Berthe épousera quand même Eugène Manet, le frère d'Edouard dont elle sera la muse.

A travers le récit de Paul Valéry nous rencontrons tous ces artistes qui ont marqué leur époque : Mallarmé, les frères Manet, Degas, et bien d'autres, nous prenons connaissance du contenu du petit carnet jaune dans lequel Berthe évoque ses émotions d'artiste, ses impressions de modèle. Malheureusement, comme nous le confie l'auteur dans une note à la fin de son roman, ces écrits sont fictifs ainsi que les propos tenus par les artistes qui l'entourent. Mais peu importe, Jean Daniel BALTASSAT réussit à peindre un beau portrait de cette femme qui a réussi à trouver sa place d'artiste peintre dans une socièté exclusivement masculine. L'atmosphère de l'époque, alors que le développement de l'art était en plein essor est très bien rendue ainsi que la description et l'interprétation des tableaux.

Merci à BABELIO et à CALMANN LEVY pour cette belle découverte.

Ma Note plaisir 7.5/10

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15 octobre 2018

NE REVEILLEZ PAS LE DIABLE QUI DORT - John VERDON

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Titre : NE REVEILLEZ PAS LE DIABLE QUI DORT

Auteur : John VERDON

Traduction : P BONNET et S. BOULONGNE

Edition : France loisirs

Date de sortie : 2013

Nombre de pages : 657 pages

Ce livre est le troisième opus de la saga Dave Gurney. Je n'avais pas lu les deux premiers, je ne connaissais même pas cet auteur, mais ma lecture n'en a pas été affectée pour autant. L'inspecteur Dave Gurney est à la retraite et plus ou moins cloitré chez lui depuis qu'il a été gravement blessé par balles lors de sa dernière enquête. Il est contacté par une de ses amies journaliste qui aimerait qu'il supervise le travail de fin d'études de Kim, sa fille, qui se destine elle aussi au journalisme. Elle a entrepris de faire un reportage sur les familles des six victimes d'un tueur en série ayant sévi il y a une dizaine d'années : le Bon Berger. Celui-ci n'a jamais été identifié, l'affaire classée et les familles peinent à faire leur deuil. Le documentaire a déjà trouvé une chaine de télévision disposée à le diffuser. Un peu réticent au début à sortir de sa retraite, Dave finit par accepter pensant que c'est l'affaire de quelques jours. Bien sûr cela va se compliquer......et Dave ne va pas pouvoir s'empêcher de remettre en cause les conclusions dressées par le FBI il y a dix ans et d'enquêter de son côté sur cette vieille affaire. Mais à vouloir remuer le passé, Kim et lui ne vont ils pas réveiller le diable qui dort ?

Les personnages de ce roman sont bien campés, bien décrits, surtout celui de Dave qui peine à se remettre de ses blessures et à surmonter le traumatisme engendré par la fusillade dans laquelle il a été pris il y a quelques mois ; il ne veut plus voir personne, mais il s'ennuie et c'est ce qui va le décider finalement à se lancer dans cette nouvelle affaire. J'ai trouvé le personnage de Kim un peu agaçant, un peu "nunuche" même, en tous cas très naïve de se lancer ainsi dans cette enquête bien trop dangereuse pour elle. Il y a aussi le fils de Gurney qui apparait au bon moment alors qu'il n'avait pas vu son père depuis très longtemps. Les enfants des victimes ne sont qu'esquissés, c'est un peu dommage cela aurait peut être renforcé le suspense. En passant, l'auteur égratigne les médias et surtout la télé-réalité.

En conclusion Ne réveillez pas le diable qui dort est un bon thriller, bien écrit, malgré pas mal de longueurs au milieu du récit, mais loin d'être un coup de coeur.

Ma Note plaisir : 7/10

 

Posté par Brigttt à 11:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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