Mémoire de livres

06 août 2017

LA VILLE DES SERPENTS D'EAU - Brigitte AUBERT

couv43420064     Titre :     LA VILLE DES SERPENTS D'EAU

     Auteur : Brigitte AUBERT

     Edition : FRANCE LOISIRS

    Parution : 2012

                   358 pages

    De quoi ça parle ?

    Ennatown, la ville des serpents d'eau : sans histoire, avec son club interconfessionnel, sa bonne conscience, son lot de mâles chasseurs si conventionnels, et leurs épouses qui s'ennuient à mourir, genre Desperate Housewives. Une sérieuse ombre au tableau, toutefois : l'un des leurs, forcément un des leurs, a enlevé cinq gamines il y a plus de dix ans. Quatre ont été retrouvées au fond d'un lac ou d'une rivière. D'où le surnom du mystérieux criminel : le Noyeur. La dernière n'a jamais refait surface...
Et voici justement que surgit de nulle part, sous la neige à la veille de Noël, une petite créature crasseuse en survêtement rose maculé, muette et terrifiée, qui aussitôt s'enfuit avec le citoyen le moins fréquentable d'Ennatown: Black Dog, géant noir un peu demeuré et SDF.
Qui est-elle? Trop jeune pour être la disparue... alors?
Le fantasme collectif repart de plus belle : c'est Black Dog, le Noyeur, évidemment... Et la chasse à l'homme de démarrer.
Seul Limonta, ex-flic alcoolo à la conscience chargée, s'étonne que personne n'ait signalé la disparition d'une enfant de cinq ans...

Les premières phrases

Je suis morte il y a treize ans. J'avais six ans. On m'a retrouvée noyée dans le lac, sous la glace, pas très loin de la maison. Les poches de ma robe étaient bourrées de pierres.

Ce que j'en ai pensé

Ce jour là, le 23 Décembre à Ennatown, un article paru dans la presse locale rappelle à tous que treize ans auparavant une petite fille, Susan Lawson, disparaissait. C'était la cinquième en quelques mois. Cinq jolies petites filles blondes âgées de 5 à 7 ans. Comme trois autres, Susan a été retrouvée dans un lac, tellement massacrée qu'on n'a pu l'identifier que grâce à ses vêtements. La cinquième n'a jamais été retrouvée. On n'a jamais non plus identifié le meurtrier surnommé "Le Noyeur" par les habitants d'Ennatown. Alors que la petite ville s'apprête à fêter Noël, une vieille dame remarque un géant noir portant une fillette blanche dans ses bras. A peine le temps de réagir qu'ils ont disparu. L'homme, c'est Black Dog, un SDF bien connu de tous, un homme un peu simplet et inoffensif. Mais qui est la petite fille ? La rumeur se répand, puis un crime est commis dans le parc qui borde la ville : La chasse à l'homme va commencer. Vince Limonta, revenu dans sa ville natale après s'être fait renvoyer de la police de New York, persuadé que l'enfant inconnue a un rapport quelconque avec les précédents enlèvements, va se joindre aux poursuivants, et avec l'aide de son ami Snake.T., se pencher sur ce "cold case" vieux de plus de dix ans.

Un suspens bien maîtrisé. J'ai beaucoup aimé l'intrigue, bien que certaines ficelles soient un peu grosses et qu'il y ait quelques invraisemblances (une entorse vite guérie par exemple). En général, ce sont des choses que je remarque, mais qui ne me choquent pas quand je suis emportée par l'action - et cela a été le cas ici-. On suit les recherches déployées pour retrouver l'enfant, on assiste aux interrogations que se posent Limonta et Snake.T, mais l'auteure a choisi de donner un petit avantage au lecteur en lui révélant dès le début l'identité de la petite fille. Brigitte Aubert multiplie les indices, les fausses pistes et il est impossible de savoir qui est exactement "Le Noyeur" jusqu'à la fin.

Une galerie de personnages intéressants. L'auteure a su rendre toute l'ambiance d'une petite ville américaine à la population majoritairement blanche à travers la description de ses habitants. Les personnages principaux, Vince Limonta et Snake.T sont bien aboutis et attachants. Et on ne peut s'empêcher d'être profondément touché par ces deux êtres atypiques que sont la petite Amy et Black Dog.

Le roman est bien construit. Le style de l'auteure est vif et enlevé, souvent teinté d'humour et le fait qu'elle nous introduise dans les pensées et les monologues d'Amy, de Black Dog, et du "Noyeur", chacun avec son vocabulaire, m'a beaucoup plu.

La Ville des Serpents d'eau est un One Shot. Dommage ! J'aurai bien aimé retrouver Limonta dans de nouvelles enquêtes.....

stars-10stars-5

 

Posté par Brigttt à 10:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


31 juillet 2017

BILAN DE LECTURE DE JUILLET 2017

 

couv51728247    couv2085094  couv5987817

couv23863070  couv1796774  couv30757518

 couv66198123   couv19500410  couv34147740

 

Huit livres lus ce mois-ci (le premier ne compte pas, je l'ai terminé le premier jour de Juillet). Et j'ai lu un livre auto-édité pour la première fois....Du reste ce mois de Juillet restera marqué par l'achat d'une liseuse. J'avais pourtant juré que jamais au grand jamais !!!!! .....

J'ai beaucoup aimé : Le grand Marin de Catherine POULAIN

                            Zack de M. KALLENTOFT et M. LUTTEMAN

J'ai aimé               : Les Elus - T1 La Prophétie d'Akus d'EGERIE (autoédité)

J'ai moins aimé      : Un été sans les hommes de S.HUSTVEDT

Je n'ai pas aimé     : Affaire classée de D. THIERY

                            Mauvais Frère de M. TABACHNIK

Et les trois derniers me direz vous ?

Ce sont trois livres de la Rentrée Littéraire 2017 à paraitre aux Editions STOCK le 23 Août  prochain. Je vous en parlerai donc aux environs de cette date. Mais je peux déjà vous dire que je les ai beaucoup aimé tous les trois. Les Huit Montagnes a été un véritable coup de coeur.

 

Posté par Brigttt à 11:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 juillet 2017

MAUVAIS FRERE - Maud TABACHNIK

couv30757518     Titre :     MAUVAIS FRERE

     Auteur : Maud TABACHNIK

     Edition : ALBIN MICHEL

     Parution : Février 2002

                    266 pages

     De quoi ça parle ?

     D'emblée, l'enquête du lieutenant Goodman s'avérait impossible. Le tueur pouvait violer et mutiler ses victimes ou se limiter à les scalper. Question d'inspiration... Ses proies, il les préférait blondes, jeunes et paumées. Comme une de ses premières victimes, la nièce du maire de Boston...

Entre un supérieur black et antisémite qui veut sa peau, sa yiddish mamma qui ne veut pas le lâcher, la femme de sa vie qu'il vient de rencontrer et cette série de crimes sans indices ni mobiles, le plus célèbre flic de Boston (Un été pourri, La mort quelque part, Gémeaux), pour qui humour et élégance vont de pair, n'est pas prêt à affronter la pire des folies: celle qu'on ne soupçonne pas parce qu'elle rôde trop près de soi. Pourtant, son vieil ami Archie qui adore philosopher l'a prévenu : « C'est parce que le monde tourne à l'envers, Sam, qu'il se casse la gueule. »

Les premières phrases

Pourquoi faut-il que Suzan cherche toujours à me blesser devant ses amis ? Elle sait que Julia et Sam me sont sympathiques. Lui particulièremet. J'aimerais filmer son quotidien. Il possède une élégance naturelle liée à une intelligence subtile qui tranche avec la représentation que les scénaristes médiocres donnent le plus souvent des policiers.

Ce que j'en ai pensé

Déjà, avant même d'ouvrir ce livre je partais avec un à priori défavorable. Il traînait depuis belle lurette dans ma PAL et c'est le challenge de LaurenceAuthentique sur Livraddict : Le Bingo Littéraire de l'été qui m'a fait l'en ressortir pour valider la catégorie "livre mal aimé" (basé sur les notes des lecteurs Livraddict). Le premier quart du livre ne m'a pas fait changer d'avis : mal écrit, des dialogues affligeant, limite vulgaires.....Je ne me souvenais pas avoir éprouvé cela à la lecture de Le Cinquième jour, le dernier livre que j'avais lu de cette auteure. Et puis l'intrigue a un peu pris le dessus, et bien que j'ai deviné l'identité du meurtrier très vite (l'auteure donne des indices au lecteur, mais certains détails font encore douter) je suis finalement rentrée dans l'action et je me suis habituée au style. Sam Goodman, l'enquêteur, est sympathique. Tout le long du récit il est aux prises avec un supérieur tyrannique et raciste - il est noir et Sam est juif -, et avec sa mère, caricature très réussie de la mère juive. J'ai aussi bien aimé son ami Archie. Les autres personnages sont trop peu développés, un peu baclés même.

A part le fait d'avoir accroché à l'intrigue et à certains personnages après une soixantaine de pages, j'ai trouvé ce livre très décevant : mal écrit, mal raconté, simpliste. Pourtant Maud Tabachnik m'avait habituée à mieux.

stars-85grises

 

Posté par Brigttt à 11:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

18 juillet 2017

UN ETE SANS LES HOMMES - Siri HUSTVEDT

couv23863070    

     Titre :       UN ETE SANS LES HOMMES

     Auteur :    Siri HUSTVEDT

     Traduction : Christine LE BOEUF (Américain)

     Edition :    BABEL

     Parution :  2011 ACTES SUD

                    214 Pages

    De quoi ça parle ?

     Incapable de supporter plus longtemps la liaison que son mari, Boris, neuroscientifique de renom, entretient avec une femme plus jeune qu’elle, Mia, poétesse de son état, décide de quitter New York pour se réfugier auprès de sa mère qui a, depuis la mort de son mari, pris ses quartiers dans une maison de retraite du Minnesota. En même temps que la jubilatoire résilience dont fait preuve le petit groupe de pétillantes veuves octogénaires qui entoure sa mère, Mia va découvrir la confusion des sentiments et les rivalités à l’oeuvre chez les sept adolescentes qu’elle a accepté d’initier à la poésie le temps d’un été, tout en nouant une amitié sincère avec Lola, jeune mère délaissée par un mari colérique et instable…
Parcours en forme de “lecture de soi” d’une femme à un tournant de son existence et confrontée aux âges successifs de la vie à travers quelques personnages féminins inoubliables, ce roman aussi solaire que plaisamment subversif dresse le portrait attachant d’une humanité fragile mais se réinventant sans cesse.

Les premières phrases

Quelque temps après qu'il eut prononcé le mot pause, je devins folle et atterris à l'hôpital. Il n'avait pas dit : Je ne veux plus jamais te revoir, ni : C'est fini mais, après trente années de mariage, pause suffit à faire de moi une folle furieuse dont les pensées explosaient, ricochaient et s'entrechoquaient comme des grains de popcorn dans un four à micro-ondes.

Ce que j'en ai pensé

Boris et Mia ont la cinquantaine bien avancée. Il est neurologue, elle est poétesse. Après trente années de mariage plutôt heureuses, Boris déclare à sa femme qu'il a besoin d'une "pause". Mia reçoit cette annonce en pleine figure. Surtout quand elle apprend que la "Pause" a vingt ans de moins qu'elle et des seins "éloquents". Le choc est tellement violent qu'elle doit être internée quelque temps en HP. Lorsqu'elle en sort, elle sait qu'il lui faut quitter l'appartement conjugal et décide de retourner à Bonden, sa ville natale, auprès de sa mère qui vit dans une résidence pour personnes âgées. Pour s'occuper, elle accepte d'enseigner la poésie à quelques adolescentes, plusieurs fois par semaine. Après l'été, elle avisera.

Entre les personnes qu'elle va côtoyer : les vieilles dames de la maison de retraite, les jeunes filles de son cours de poésie, sa voisine Lola malheureuse dans son couple et ses enfants, et même le mystérieux M. Personne avec qui elle entretient une conversation par mail, Mia va peu à peu reprendre le contrôle de sa vie et se reconstruire. Elle observe beaucoup ce qui se passe autour d'elle et tout ce qu'elle voit la ramène à son enfance, son adolescence, sa vie de jeune femme......Elle évoque tous ces moments heureux ou malheureux, s'interroge sur la relation homme/femme, se remémore les poèmes qu'elle aime et nous les fait partager.

La première impression que je retiens après la lecture de cet ouvrage, c'est celle que le style de l'auteure m'a fait éprouver. Une plume tout en finesse, en légèreté autant pour rendre les souffrances de Mia que pour décrire la vie des octogénaires ou celle des adolescentes. Elle m'a donné une extraordinaire impression de liberté et en plus elle ne manque pas d'humour. Quant à l'histoire en elle-même, si le parcours de Mia m'a intéressée et même touchée, j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de longueurs quand elle se lance dans des digressions au sujet de la littérature, la psychanalyse ou quand elle fait référence à des poètes inconnus (enfin inconnus de moi !).

C'est l'observation minutieuse de toutes ces femmes qui l'entourent qui va endurcir Mia et l'aider à tenir le coup dans l'épreuve qu'elle traverse. Les vieilles dames ne se laissent pas abattre par les désagréments de l'âge, les adolescentes jouent à des jeux cruels et la renvoient à sa propre jeunesse, et Lola elle aussi traverse une crise conjugale. Pendant qu'elle observe, sa douleur se met en sourdine et peu à peu s'apaise.

Mon avis sur cette lecture est un peu mitigé. J'ai aimé l'histoire, le style de l'auteure, le mélange de subtilité et d'humour, mais j'y ai trouvé trop de longueurs.

stars-10stars-2

 

Posté par Brigttt à 11:11 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

15 juillet 2017

AFFAIRE CLASSEE - Danielle THIERY

couv5987817    

     Titre : AFFAIRE CLASSEE

     Auteur : Danielle THIERY

     Edition : Robert LAFFONT

     Parution : 2001

                    350 Pages

     De quoi ça parle ?

     Une paire de souliers taille 26 - des souliers rouges de petite fille .... A l'heure où elle veut changer de vie, le commissaire Edwige Marion les trouve posés sur sa boîte aux lettres, comme un vieux souvenir : c'était sa première enquête et, par manque d'indices, elle avait dû conclure à l'accident... Qui lui envoie aujourd'hui ce message et pourquoi ? En attendant de le découvrir, Marion va une nouvelle fois faire l'expérience que l'oubli n'existe pas : les blessures mal refermées du passé viennent hanter les vivants. Avec son courage et ses doutes, elle n'aura d'autre choix que d'aller jusqu'au bout. Au risque de sa vie.

Les premières phrases

Un bonnet noir enfoncé jusqu'aux sourcils malgré la douceur de l'air, le voyageur s'est assis au fond du bus. Le chauffeur qui craint les dimanches soir est rassuré ; celui-là ne fera pas de grabuge. D'ailleurs, il semble assoupi, le menton sur la poitrine. Pas un regard, à l'entrée de Saint-Genis pour le centre médico-pédagogique des Sources, caché derrière son mur de pierres blondes, ni pour la métropole lyonnaise que l'on aperçoit au loin, en plein milieu du quartier de la Part-Dieu, sa tour dressée comme un phallus rutilant de lumière.

Ce que j'en ai pensé

AFFAIRE CLASSEE est le quatrième volet des enquêtes du commissaire Edwige Marion et le premier ouvrage que je lis de cette auteure.

Après cinq ans, une ancienne enquête du commissaire Edwige Marion (que tout le monde appelle "Marion" tout court) refait surface en l'objet d'une paire de chaussures de petite fille. Cette enquête - la première de la jeune commissaire- n'a jamais abouti : Classée sans suite. Il restait beaucoup de zones d'ombres dans cette affaire et l'enquête n'a pas permis de prouver qu'il s'agissait d'un crime. Aucun indice sur un éventuel meurtrier : on a conclu à un accident. La petite fille serait tombée dans le puits en voulant récupérer sa corde à sauter,  laissant ses chaussures au pied d'un arbre.

L'intrigue n'est pas inintéressante en elle même mais elle est étouffée par des histoires secondaires: celles de la fille adoptive de Marion, des parents de la petite morte, des amours du commissaire, des enquêtes que mène son équipe pendant qu'elle se lance à corps perdu dans "ce Cold Case"....Si bien qu'à plusieurs reprises j'ai perdu le fil de l'action, confondu les personnages. Le fait de n'avoir pas lu les tomes précédents n'a sans doute pas arrangé les choses concernant ma compréhension de la situation personnelle de Marion. La psychologie des personnages est très détaillée, trop même ce qui augmente encore l'impression de fouillis et beaucoup de ces détails sont inutiles. Cette abondance casse le suspens.

En plus de cela aucun personnage n'est vraiment sympathique et il y a pas mal d'invraissemblances. Par exemple Marion mélange sa vie professionnelle et sa vie privée, ce qui est quand même bizarre pour une commissaire de police et elle continue à mener son enquête alors que son supérieur le lui a interdit.....

En bref, un polar qui m'a laissé indifférente. Malgré ses défauts, le livre se lit facilement , le style de Danielle Thiery est agréable.

 

stars-105grises

 J'ai lu ce livre en LC avec XL pour le challenge LE DEFI DES 4 AS sur Livraddict.

La chronique d'XL

 

Posté par Brigttt à 10:38 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


06 juillet 2017

LES ELUS - T 1 : LA PROPHETIE D'AKUS - EGERIE

couv2085094        Titre :   LES ELUS - T1 : LA PROPHETIE D'AKUS

      Auteur : EGERIE

                  AUTO EDITION

                  E-BOOK

     Parution : Juin 2016

                   266 pages environ

     De quoi ça parle ?

Le troisième Monde est menacé. Un puissant sorcier œuvre pour le plonger dans le chaos et les ténèbres en imposant sa domination. Mais la prophétie d’un mage ancien offre encore un espoir. Elle annonce la venue de trois héros. Habitants d’un tout autre monde, ils seront bientôt appelés à sauver celui de la Magie. Leur arrivée est imminente mais nul ne le sait encore. Nul ne sait qui ils sont. Les Elus, eux mêmes, ignorent que leur destin est déjà écrit.

Ce que j'en ai pensé

LES ELUS est le premier SP que j'ai choisi sur le site Simplement.pro et aussi ma première lecture d'un roman auto-édité.

Trois jeunes gens : les jumelles Lucie et Marie et leur cousin José découvrent un curieux bijou dans une maison abandonnée. Tous trois s'en saisissent et dans leur hâte de se l'approprier, ils le cassent et se retrouvent chacun avec un morceau dans la main, et instantanément propulsé dans un autre monde. Ils reprennent ainsi conscience, isolés les uns des autres, dans un environnement qu'ils ne connaissent pas. Il vont bien sûr chercher à se retrouver et chemin faisant rencontrer des personnages qui vont peu à peu leur faire découvrir le pouvoir contenu dans le fragment de talisman qu'ils possèdent. D'aventure en aventure, ils vont rencontrer différentes créatures mythologiques plus ou moins menaçantes et surtout être traqués par les émissaires du mage Ramalak qui fait régner la terreur sur la région.

J'avais choisi ce livre parceque j'aime beaucoup la Fantasy, mais dès le début de ma lecture j'ai été un peu déçue de m'apercevoir que s'il s'agissait bien de ce genre, c'était plutôt un roman destiné aux plus jeunes : un roman jeunesse ou "youngadult ". Malgré ma crainte de m'ennuyer très vite, j'ai quand même décidé de poursuivre ma lecture. En fait après quelques pages, j'avais déjà envie de connaitre la suite. Pour un adulte, La Prophétie d'Akus a les défauts des romans jeunesse : de nombreux clichés, des dénouements un peu faciles, mais il n'en est pas moins bien construit, et empreint d'une certaine fraîcheur, ce qui n'est pas désagréable.

Les trois jeunes se retrouvant séparés, les chapitres les concernant alternent et on peut suivre ainsi leur progression presque pas à pas. L'univers est riche, peuplé à la fois de créatures mythologiques et d'êtres tout droit sortis de vieilles légendes. Mais le point fort du roman, sa principale qualité, à part la diversité des personnages c'est qu'on ne s'ennuie jamais. Pas de longueurs, pas de remplissage, le suspense est maintenu des premières pages jusqu'à la fin. Les rencontres, bonnes ou mauvaises interviennent au bon moment, au bon endroit pour entretenir ou faire rebondir l'action.

 Malgré un style parfois un peu ampoulé et quelques coquilles, la lecture est aisée et on arrive vite au bout des 266 pages. J'ai été agréablement surprise en définitive par ce roman qui m'a fait découvrir une jolie histoire - malgré la noirceur de certains personnages. J'ai aimé aussi son aspect initiatique.

Merci beaucoup à l'auteure de m'avoir proposé son ouvrage. Je lirai le suivant avec plaisir.

stars-10stars-4

         

Posté par Brigttt à 10:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

01 juillet 2017

BILAN DE LECTURE DE JUIN 2017

 

9782810007639  couv52236662   couv717189

couv9891153     couv5977494    couv67928767

couv67614149

 

Voici mon bilan de lecture du mois passé : 7 livres. Finalement j'oscille entre 6 et 8 livres par mois, selon le nombre de pages et le temps dont je dispose.

COUPS DE COEUR :    Des Noeuds d'acier de S. COLLETTE

                             Silo 1 de Hugh HOWEY

J'ai beaucoup aimé :  Tu me retrouveras de M. FITZSIMMONS

J'ai aimé :                Le Secret des Enfants-Rouges de C. IZNER

                             Le cri des Oiseaux fous de D. LAFERRIERE

J'ai moins aimé :       Les Saisons de la nuit de C. McCANN

                             Lettres parisiennes de N. HUSTON et L. SEIBBAR

 

Posté par Brigttt à 14:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

SILO - Hugh HOWEY

couv67614149      Auteur : Hugh HOWEY

     Titre : SILO tome 1  (WOOL, Omnibus)

     Traduction : Y. GENTRIC et L. MANCEAU (U.S.A)

     Edition : ACTES SUD

     Parution : 2013

                    558 pages

     De quoi ça parle ?

     Dans un futur postapocalyptique indéterminé, quelques milliers de survivants ont établi une société    dans un silo souterrain de 144 étages. Les règles de vie sont strictes.
Les citoyens qui enfreignent la loi sont envoyés en dehors du silo pour y trouver la mort au contact de l'air toxique. Ces condamnés doivent, avant de mourir, nettoyer à l’aide d’un chiffon de laine les capteurs qui retransmettent des images  du monde extérieur sur un grand écran, à l’intérieur du silo.
Ces images rappellent aux survivants que ce monde est assassin.
Mais certains commencent à penser que les dirigeants de cette société enfouie mentent sur ce qui se passe réellement dehors et doutent des raisons qui ont conduit ce monde à la ruine.

Les premières phrases

Les enfants jouaient pendant qu'Holston montait vers sa mort ; il les entendait crier comme seuls crient les enfants heureux. Alors que leurs courses folles tonnaient au-dessus de lui, Holston prenait son temps, et chacun de ses pas se faisait pesant, méthodique, tandis qu'il tournait et tournait dans le colimaçon, ses vieilles bottes sonnant contre les marches.

Ce que j'en ai pensé

Pour une raison indéterminée (pour l'instant ; on la découvrira j'espère dans l'un des deux tomes suivants), l'air est devenu toxique  et les hommes ont du se réfugier sous terre, dans un immense silo. Une société a du se réorganiser à l'image de celle qui existait avant à la surface : il y a un shérif et son adjoint pour faire respecter la loi et un maire qui gouverne l'ensemble. Leurs appartements et locaux se situent tout en haut du silo, alors que les machines et ceux qui les font fonctionner occupent les derniers étages : là est produit l'électricité, le recyclage de l'air et la purification de l'eau. Dans les étages intermédiaires, on trouve les fermes hydroponiques, les ateliers fabriquant tout ce qui est utile aux habitants, l'infirmerie, les écoles......Tout en haut se trouve aussi le DIT : les serveurs informatiques. Avec son directeur tout puissant, c'est un peu l'oeil et le cerveau du silo. Tout cela parait bien organisé, le fonctionnement bien huilé....Oui, mais ça l'est à une condition : il est interdit de parler de l'extérieur, dont personne ne sait rien du reste puisque cela fait plusieurs générations que les choses sont ainsi. Le seul lien que les habitants du silo ont avec la surface de la Terre est un écran géant situé tout en haut du silo et sur lequel ils peuvent observer un paysage aride et désolé, les levers et couchers de soleil, le passage des nuages. Un seul mot au sujet de l'extérieur peut les condamner à être exclu et c'est la mort assurée. Mais on ne peut empêcher les hommes et les femmes de se poser des questions, de douter de ce qu'on leur enseigne et quand certains osent partager leurs soupçons, c'est leur survie et celle de milliers de gens qui est menacée.

J'ai dévoré ce livre de plus de 500 pages. Le récit est bien construit, à la fois thriller, drame et utopie. Les personnages sont attachants, l'action évolue vite et surtout le mystère concernant l'extérieur est préservé tout du long. Certains lecteurs ont trouvé des incohérences dans la description du fonctionnement du silo ; c'est vrai qu'on peut se poser des questions : le silo étant complètement hermétique, comment arrivent-ils à purifier une quantité d'air nécessaire à un si grand nombre d'habitants, comment fonctionnent les fermes hydroponiques, les élevages d'animaux ....Personnellement cela ne m'a pas gênée, ce que nous en dit l'auteur m'a suffi pour me projeter toute entière dans cet univers.

SILO a d'abord été publié sur le net en cinq épisodes. Devant l'engouement des lecteurs il a été racheté par un éditeur et publié en un seul livre. Deux ouvrages font suite à SILO : SILO Origines et SILO Générations parus en 2014. A lire très bientôt....

stars-10stars-9

   

Posté par Brigttt à 12:08 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :

27 juin 2017

LE CRI DES OISEAUX FOUS - Dany LAFFERRIERE

couv67928767   

   Titre : LE CRI DES OISEAUX FOUS

    Auteur : Dany LAFERRIERE

    Edition : ZULMA 2015

    Parution : LE SERPENT A PLUMES 2000

                 315 pages

    De quoi ça parle ?

  Vieux Os a vingt-trois ans. Son ami Gasner, journaliste comme lui, vient d’être assassiné par les tontons macoutes. Dès lors s’enclenche la mécanique de l’exil, pressante, radicale : Vieux Os doit passer sa dernière nuit hors de chez lui. De taps-taps bondés en déambulations hasardeuses, Vieux Os parcourt son monde en accéléré : les belles de nuit du Brise-de-Mer, bordel miniature où l’on parle d’amour et de grammaire, les amis de toujours, Lisa et Sandra – « l’une pour le corps, l’autre pour le cœur » –, les souvenirs d’enfance à Petit-Goâve dans le giron de Da, les tueurs qui rôdent, les anges gardiens aux allures de dieux vaudou, et toutes les bribes de vie saisies au vol dans les rues de Port-au-Prince…

Les premières phrases

Ma mère est encore assise dans le coin gauche de notre minuscule galerie. Cette section a l'avantage d'être complétement protégée du soleil par un massif de lauriers-roses. C'est là que ma mère se cache pour réfléchir à sa vie, comme elle dit.

Ce que j'en ai pensé

Vieux Os est journaliste ; pourtant il ne fait pas de politique, il s'occupe uniquement des chroniques culturelles. Quand on lui apprend l'assassinat de Gasner son meilleur ami, rossé à mort par les Tontons Macoutes, il est très affecté, mais il ne pense pas qu'il puisse être lui-même en danger. C'est sa mère qui s'inquiète pour lui. Bien qu'il n'ait rien à se reprocher, rien que le fait qu'il soit le fils d'un opposant au régime obligé de s'exiler pour échapper aux sbires de Papa Doc (Duvalier), suffit pour être dans le collimateur des hommes du dictateur. De toutes façons dans ce pays, il n'y a pas besoin de faire quelque chose de répréhensible pour se sentir menacé, tous les hommes ont une épée de Damoclès au-dessus de la tête, sauf ceux qui affirment haut et fort qu'ils sont du côté du régime et qui le montrent. Sa mère ayant obtenu le renseignement par un proche du pouvoir, elle sait que Vieux Os sera une des prochaine victimes et elle le force à quitter le pays dès le lendemain matin. C'est donc la dernière nuit que Vieux Os alias Dany Laferrière va passer dans sa ville et bien qu'il ait promis -par précaution - de ne pas dire qu'il allait partir, il va en faire le tour et aller à la rencontre de ses amis, nostalgique de ses amitiés et ses amours perdus à jamais.

Roman autobiographique, Le Cri des oiseaux fous raconte en 300 pages les 24 dernières heures de Dany Laferrière dans son pays natal, juste avant qu'il le quitte pour s'exiler à Montréal. Il décrit longuement l'ambiance qui y règne : la peur des femmes qui voient leurs maris et leurs fils contraints de partir loin d'elles, le manque de liberté, la toute puissance du dictateur qui maintient son peuple dans la plus grande pauvreté et fait régner la terreur, l'hypocrisie de certaines couches de la société, la délation comme pratique ordinaire......Il parle aussi de la vie qu'il doit laisser derrière lui : une enfance heureuse, les amis fidèles, les jeunes filles qu'il a côtoyées et aimées, et surtout Lisa à qui il n'a jamais osé avouer son amour. Sous la plume fluide et colorée de l'auteur, on découvre à la fois beaucoup d'émotions, de sensualité, d'odeurs, de soleil, dans ce roman mais aussi de pauvreté, de peur et de souffrances.

C'était mon premier ouvrage de cet auteur. Il m'a donné très envie de lire les autres.

stars-10stars-6

 

Posté par Brigttt à 10:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

22 juin 2017

LE SECRET DES ENFANTS-ROUGES - Claude IZNER

couv5977494    

     Titre : LE SECRET DES ENFANTS-ROUGES

     Auteur : Claude IZNER

     Edition : 10/18

     Parution : 2004

                    315 pages

     De quoi ça parle ?

     En ce jour d'avril 1892, à Paris, toute l'équipe de la librairie de la rue des Saints-Pères est sens dessus dessous ! L'appartement de Kenji Mori, l'associé et père adoptif de Victor Legris vient d'être cambriolé; Mais, fait étrange, les voleurs n'ont emporté qu'une coupe exotique sans valeur. Bientôt, le libraire enquêteur va découvrir combien cet objet attise les convoitises... Dans un Paris hanté par la peur des attentats terroristes, au lendemain de l'arrestation d'un certain Ravachol, Victor Legris est entraîné dans une enquête en forme de cache-cache fatal qui le conduira jusque dans le milieu des chiffonniers parisiens et au coeur du quartier des Enfants-Rouges.

Les premières phrases

Huit heures du matin venaient de sonner au clocher de l'église de la Trinité. Soudain, une explosion formidable secoua le quartier. En quelques secondes, rue de Clichy, un immeuble de cinq étages vacilla sur sa base, l'escalier s'effondra de l'entresol jusqu'aux combles, toutes les vitres volèrent en éclats.

Ce que j'en ai pensé

Dans cette quatrième aventure de l'équipe de la librairie Elzevir, c'est une mystérieuse coupe qui va faire courir Victor Legris et ses comparses à travers tout Paris. Cette coupe avait été léguée à Kenji, à la mort d'un de ses amis, par l'intermédiaire d'une vieille lady anglaise. Mais il semble que plusieurs personnages se soient mis en quête de la récupérer. Quand Lady Pebble se fait assassiner, que la coupe est dérobée lors du cambriolage de l'appartement de Kenji, et que les meurtres commencent à s'enchaîner, Victor et Joseph son commis, se lancent à la poursuite du voleur. Sans savoir qu'ils sont eux même suivis, épiés par un homme qui attribue une malédiction diabolique à la coupe et veut absolument la retrouver pour la détruire.

En cette année 1892, Paris a peur : les attentats à la bombe se succèdent. (Comme quoi, l'Histoire n'en finit pas de se répéter....) perpétrés par les anarchistes. Et l'éxécution de Ravachol n'y mettra pas fin. Joseph se consacre toujours à l'écriture de feuilletons populaires. A part cela il n'a d'yeux que pour Iris à qui il n'est du reste pas indifférent. Euphrosine et Kenji, eux, ne voit pas d'un très bon oeil leurs enfants leur échapper. Victor, bien que rongé par la jalousie, file le parfait amour avec Tasha.

Encore une fois, c'est le Paris de la fin du 19ème siècle qui est le personnage principal de ce roman. Claude Izner n'est pas avare de descriptions tant géographiques que culturelles ou littéraires de l'époque. On sillonne la capitale à la suite de nos détectives en herbe, pénétrant tour à tour dans les hôtels particuliers ou dans les taudis habités par les brocanteurs, les chanteurs de rues ou les chiffonniers.

Encore une enquête passionnante et mouvementée de Victor Legris. Le rythme est enlevé, les personnages évoluent bien et j'ai adoré cette promenade dans le Paris de l'époque et l'argot de ses habitants.

stars-10stars-6

 

Posté par Brigttt à 10:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


Archives
Newsletter