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   Titre : Libération

   Auteur : Sandor MARAI

   Traduction (Hongrois) : Catherine FAYE

   Edition : Albin Michel

   Parution : 2007

                  223 pages

Quatrième de couverture (à ne surtout pas lire si vous envisagez de lire le roman)

En avril 1945, Budapest est libérée par l’armée russe, au terme d’un siège implacable. Cet épisode historique, que Sándor Márai évoquera vingt-cinq ans plus tard dans ses Mémoires de Hongrie, lui inspire, à chaud, ce roman qu’il achève en quelques mois. Libération évoque les dernières semaines du siège : dans les caves d’un immeuble se terrent une centaine de réfugiés. L’oreille tendue vers les tirs d’artillerie et le fracas des bombes au-dessus de leurs têtes, ils attendent l’issue d’un combat incertain. Autour de la jeune Élisabeth, fille d’un savant renommé, résistant au nazisme, se rassemblent des gens de toutes origines et de toutes opinions. Au fil des jours, dans l’atmosphère oppressante de ce huis-clos, la solidarité et la courtoisie initiale cèdent la place à la méfiance, à l’agressivité : les caractères se révèlent, les masques tombent. Et tandis que la situation au-dehors évolue, on ne sait ce qu’il faut redouter le plus : les « libérateurs » russes, ou les derniers sévices des nazis acculés... Dans cette oeuvre dont, par testament, il n’autorisera la publication que pour le centième anniversaire de sa naissance, Márai donne une magistrale leçon de littérature : le matériau brut du reportage se transforme sous sa plume en un récit somnambulique et puissant, empreint d’un profond scepticisme et bouleversant de bout en bout.

Les premières phrases

La troisième nuit qui suivit le nouvel an - au vingt-quatrième jour du siège de Budapest -, une jeune femme prit la décision de quitter l'abri d'un grand immeuble du centre ville assiégé où elle habitait, pour passer de l'autre côté de la rue transformée en champ de bataille et rejoindre, par n'importe quel moyen et à n'importe quel prix, l'homme qui se terrait depuis trois semaines avec six compagnons dans l'abri de l'immeuble d'en face, à l'intérieur d'une cave étroite et entièrement murée.

Mon avis (en bref)

Encore une quatrième de couverture qui dit absolument tout du récit. A la limite, une fois que vous l'avez lue, vous n'avez pas besoin de lire le livre. 220 pages sans presque aucun dialogue ; le narrateur décrit surtout ce que ressent Elisabeth pendant les jours qu'elle a passé enfermée dans cette cave dans l'attente de la libération de la ville par l'armée russe, ses attentes pour l'après. A-t-elle déjà vécu le pire, ou celui-ci reste t-il à venir ?

Je n'ai pas vraiment accroché à ce récit. Dans le résumé, l'éditeur parle de "reportage" et c'est un peu comme cela que je l'ai ressenti. Pas vraiment d'émotion, quelques longueurs et pas mal de répétitions dans la première partie du livre empêchent la fluidité de la lecture. Je voulais découvrir cet auteur, il n'est pas sûr que j'ai choisi le bon livre.

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